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REUSSIR SON PREMIER ENDURO

Posté le 20-11-2013

Source Bike N°126 - Septembre 2013

1. Êtes-vous prêt à vous lancer ?

« Il faut avoir une bonne d'endurance travaillée l'hiver et au moins deux mois pour se préparer Il s'agit d'être capable de supporter un parcours de 30-35 kilomètres qui comporte 800 à 1000 mètres de dénivelé positif. Un minimum de technique est indispensable. Il faut être allé au moins une fois pour pratiquer dans des régions montagneuses pour savoir à quoi s'attendre et se familiariser aux sentiers. Passer une épingle serrée, une petite marche d'une trentaine de centimètres est un minimum. Il ne faut pas se lancer sur un enduro si l'on n'a fait que du gros chemin ou des descentes très courtes. Une participation à la pass'portes constitue une bonne solution pour prendre la température. Dans l'idéal, il faudrait aussi pouvoir rouler avec des potes qui ont déjà pris le départ d'une course pour savoir où se situer. »

2. Bien s 'engager...

« Il ne faut pas s'engager au dernier moment mais plutôt le jour de l'ouverture des inscriptions afin d'être sûr d'avoir une place et du temps pour se préparer. On ne peut pas choisir son numéro, mais les organisateurs doivent vous mettre avec des pilotes de votre niveau si vous avez donné un maximum de détails sur votre pratique. Si vous venez avec un ami, précisez-le pour avoir un numéro proche de lui. Avant de vous lancer dans une Mégavalanche ou un Enduro Series, essayez une course régionale. L'ambiance y est plus relaxe ; le niveau, plus abordable ; et le parcours souvent plus adapté. Regardez sur internet les commentaires sur l'événement que vous envisagez. L'enduro des Portes du Mercantour, avec 2000 mètres de positif le premier jour, n'est peut-être pas le mieux pour débuter. Les 1001 sentiers, les Riderz Cup, le Bluegrass Enduro Tour, l'EREC... sont les plus adaptés. Evitez les parcours qui dépassent 1000 mètres de positif pour débuter. Il existe désormais aussi des formules « Open » avec des tracés plus abordables. »

3. Préparation physique

« Il faut faire un peu d'intensité à l'entraînement. Quand on roule avec des potes, on garde souvent le même rythme. Une compétition reste plus intensive et il faut s'y préparer. Faites des accélérations de 2-3 minutes à fond, des descentes en attaquant sans vous arrêtez. Avec les systèmes de GPS d'aujourd'hui, on peut facilement se chronométrer pour se mettre un peu dans l'esprit compétition et repousser ses limites. Il ne faut pas en faire trop la semaine qui précède la course ; une ou deux sorties maximum. Lors de la première sortie, le mardi ou mercredi, on peut réaliser quelques accélérations de 2 minutes. Le vendredi on fera plus des sprints de 30 secondes, pour débloquer son corps et se mettre en mode compét. »

4. Le chargement pour la course

« Quelles que soient les prévisions météo, emmenez toujours des vêtements pour la pluie et des pneus pour la boue. En montagne, le temps change vite. Prévoyez une tenue par jour de course. Vous pourrez toujours vous faire dépanner s'il vous manque une clé, mais ayez toutes les pièces spécifiques de votre vélo, comme une patte de dérailleur, un dérailleur, un disque de frein, des leviers, des plaquettes de frein, un câble de dérailleur... Une table, une chaise, un parasol, un pied d'atelier, un sac pour les affaires sales, c'est bien aussi... Ce qu'il faut pour boire et manger. Et puis.. du bon son pour la route. Ca met dans l'ambiance. »

 

5. Le vélo

« Il faut des freins de 180mm. Avec deux plateaux et une cassette de 9 ou 10 vitesses, on est sûr de monter partout. Avec un seul plateau, il faut du 30 ou 32 et, en XX1, du 32 ou 34. Il faut un antidéraillement. Le réglage des suspensions est déterminant. Si vous roulez en plaine, ajouter 10 à 20 PSI d'air. On peut aussi régler la hauteur du guidon et mettre éventuellement des cales pour relever le poste de pilotage afin de mettre en confiance dans la pente. Pour les pneus, on ne vas pas forcément opter pour des carcasses DH, mais au moins éviter des profils XC, qui n'apportent rien en performance et présentent un gros risque de crevaison. Ne dépassez pas 2 bars de pression pour un minimum de grips. Comme je suis léger, je roule avec 1,5 kg à l'avant et 1;7 kg à l'arrière. Il faut mettre des pneus qu'on a déjà utilisé et dont le comportement est sûr. La largeur du guidon est aussi importante. Entre 720 et 780 mm, selon le style de pilotage. J'utilise un 750. Une tige de selle télescopique est indispensable. On peut aussi mettre une potence plus petite, entre 50 et 80mm. Pour les pédales automatiques ou plates ? Peu importe ! Prenez ce que vous utilisez habituellement. Il faut évidemment faire une vérification générale du vélo avant le départ et éviter les séances de maintenance de dernière minute. Les pièces d'usure : câbles, plaquettes, pneus... doivent être contrôlées, comme les serrages. »

6. L'approche

« Il ne faut pas se fixer d'objectif pour la première fois, mais juste venir découvrir, finir et voir ce que l'on peut ajuster pour améliorer le résultat de la course suivante Il faut bien dormir, s'hydrater et s'alimenter. Je prends un peu de boisson énergétique la veille. Favorisez les sucres lents (riz, pâtes...) à partir du jeudi. En manger juste le jour d'avant n'est pas suffisant. Il faut prendre un bon petit-déjeuner le matin de la course. Je choisis des céréales. Des trucs pas trop sucrés. »

7. Les reconnaissances

« Déjà on va pouvoir adapter et régler le vélo. Il faut essayer de repasser plusieurs fois aux endroits qui posent problème. On ne peut pas se rappeler de tout. Il faut mémoriser le profil général du parcours, les parties physiques, techniques, les endroits chauds... Prenez des points de repère : montez la selle à cet arbre, changer de vitesse après tel virage, boire dans cette ligne droite, bloquer les suspensions ici... Il faut bien boire et manger pendant qu'on repère, ne pas trop se fatiguer et économiser le matériel. Il est préférable de ne pas aller trop vite pour regarder les traces et d'accélérer sur des portions pour prendre l'habitude du terrain. Il faut aussi anticiper en imaginant comment pourrait être le terrain si les conditions météo changeaient et envisager les trajectoires en conséquence.

8. Le sac à dos.

« J'en ai toujours un sous le maillot. C'est mieux pour le maintien et plus esthétique. Il ne faut pas trop le charger. J'y mets une poche avec de l'eau. En course, je préfère l'eau à la boisson énergétique. S'il y a des ravitaillements et que l'on peut refaire le plein, il faut prendre le minimum (1 litre maxi).Je prends aussi une chambre à air, des démonte-pneus, une pompe ou une cartouche d'air, un câble de dérailleur, une patte de dérailleur, un mutli-outil, des barres de céréale ou des gels, deux-trois Rilsan et un coupe-vent. J'aime bien aussi avoir une paire de gants de rechange. Ca, c'est dans la perspective d'une épreuve rallye. Si l'on repasse aux stands à chaque spécial, je prends juste une chambre à air et une pompe. Il faut bien répartir tout dans le sac pour que rien ne bouge. Il ne faut pas un sac trop grand : entre 8 et 10 litres max. Choisissez surtout un modèle qui dispose d'un système pour attacher le casque. On peut prendre un casque léger pour les longues liaisons et un intégral pour les spéciales.

9. L'équipement

« Les genouillères, la dorsale et les coudières sont obligatoires. Il faut avoir testé tout ça à l'entraînement et ne pas arriver avec des éléments neufs. N'oubliez pas de mettre les genouillères en bas des mollets ou enlevez-les carrément pour les liaisons. Quand les parties physiques sont inférieures à 2 minutes, on peut utiliser un masque. Si c'est plus long, il vaut mieux prendre des lunettes, même si c'est pas très esthétique. Choisissez un cuissard, des gants longs et des chaussures prévues pour d'éventuels portages. »

10. Alimentation hydratation le jour J

« Je prends un bon petit-déjeuner et ne remanger qu'à la fin de l'épreuve. Entre-temps, j'ingère des barres et des gels. Je mange et bois régulièrement plutôt que de faire un arrêt où je mange beaucoup. Il faut boire et manger avant d'avoir faim. Je prends de préférence un morceau de barre après la spéciale. Avant, on va digérer en plein chrono. Les gels énergétiques marchent bien. Il faut les absorber 10 à 15 minutes avant la spéciale. Avant la dernière section chrono, on peut prendre un gel « coup de fouet ». Il vaut mieux éviter en milieu de journée car en général, après le coup de boost que ça procure, on a un coup de pompe ».

11. Gérer sa journée.

« Il faut essayer d'être relaxe. On ne peut pas être concentré à 100% sur la journée complète. Il faut se détendre entre les spéciales en discutant et en profitant des liaisons. On va se mettre dans sa bulle 5 à 10 minutes avant le départ de la spéciale. Là on va penser à ce qu'on a vu lors les recos, aux points clés, aux trajectoires... On va bien s'oxygéner et se rééquiper. On peut aussi vérifier un peu le matériel, surtout en fin de journée : pressions, serrages. »

12. Gérer son run.

« Il ne faut pas chercher à rouler trois vite que d'habitude mais trouver son rythme pour aller vite et surtout éviter les chutes. Il faut privilégier un ride smooth. Il vaut mieux partir un peu plus doucement pour être capable d'accélérer en fin de spéciale que d'aller trop vite et se cramer. Ça ne sert à rien de risquer sa vie dans les passages techniques. On peut gagner une ou deux secondes mais perdre aussi gros. C'est très dur de rattraper le temps perdu dans une chute. Dans le physique, ça ne sert à rien de sprinter et d'arriver en haut complètement sec pour la suite. On peut utiliser un cardio pour gérer son effort même s'il ne sera peut-être pas évident de le regarder en plein run. Pour les dépassements, il faut rester courtois. La règle veut que le pilote qui rattrape indique l'endroit où il veut passer. S'il dit « Droite » c'est qu'il veut passer à droite, et qu'il faut décaler à gauche. Sur un single à flanc de colline, ça ne sert à rien de s'époumoner pour que le gars se pousse. Il faut au contraire l'encourage à rouler en attendant un moment plus propice pour dépasser. »



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